La perte d’un proche est une étape douloureuse pour un être humain, qui réagit toujours sur divers plans (physiologique, psychologique, affectif, social et spirituel) mais aussi de manière différente selon son âge, son sexe et sa culture.

La relation particulière entretenue avec la personne disparue, la brutalité du décès, le soutien de l’entourage face au chagrin, voilà autant d’éléments qui rentrent en compte dans la résolution plus ou moins rapide du deuil.

L’importance qu’avait l’être disparu est fondamentale. S’il était très cher à nos yeux, son décès peut s’avérer être une vraie déflagration psychique. Mais si nous n’entretenions pas une forte relation affective avec le défunt, sa disparition peut s’apparenter à une « douce peine », qui ne nous touchera pas plus que cela.

Aussi, il est essentiel de préciser qu’il n’y a pas de norme au vécu du deuil. Chaque personne à sa propre sensibilité et ressent les choses à sa manière. Cependant, tout le monde se retrouve face au même travail psychologique, celui d’apprivoiser l’absence.

La violence de l’absence est parfois telle que les personnes en deuil se sentent mutilées, amputées. Elles ne pourront plus jamais toucher la personne aimée, la prendre dans ses bras, elles se retrouvent seules dans l’appartement ou mettront un couvert en moins sur la table. Les personnes en deuil ont l’impression qu’elles ne pourront jamais s’en sortir, qu’elles vont y laisser leur santé ou leur raison et qu’il leur est dès à présent impossible de vivre sans l’être aimé.

Pour certains, les pleurs sont abondants, épouvantables. D’autres sont comme des automates, ne laissent pas couler une larme, accomplissent les tâches quotidiennes dans un état dissocié, dans le flou total. Pour tous, la fatigue physique est constante, accablante, et peut persister plusieurs mois, voire 1 à 2 ans.

Cet état de fatigue physique est normal, c’est une des manifestations du choc de la mort. Il faut rapidement en prendre conscience avant de recourir à toute aide médicamenteuse, même si celle-ci peut aider.

L’important est de prendre le temps de se reposer, de s’occuper de soi et de son corps. C’est une première étape pour traverser le deuil.
A la fatigue physique s’ajoute une fatigue psychomotrice. On se sent incapable de faire quoi que ce soit, comme si la plus petite action nous demandait un effort considérable.

Cela se ressent sur la vie professionnelle et les arrêts maladie sont fréquents. Certains tiennent jusqu’à l’usure mais l’incapacité de travailler est belle et bien réelle.
L’état dépressif s’accompagne parfois d’hallucinations visuelles, auditives et olfactives. La personne endeuillée remarque le défunt dans la foule ou la pièce voisine, pense qu’elle perd la raison et n’ose pas parler à son entourage de ce qu’elle vit.

Il faut se souvenir que cet état dépressif est passager, même s’il dure plusieurs années. Il reste lié à la crise du deuil et s’accompagne d’un véritable ouragan émotionnel.

La colère et la culpabilité deviennent les émotions dominantes et nous en voulons à tout le monde, à la vie, aux médecins, à Dieu, à la fatalité ou au défunt lui-même qui nous aurait lâchement abandonné. Nous sommes aussi en colère contre l’entourage. Eux sont vivants mais l’être aimé ne l’est plus. Et puis, nous en voulons à nous-mêmes, nous pensons que nous n’avons pas fait ce qu’il fallait, que nous l’avons quitté en mauvais termes, qu’il est mort par notre faute ou que nous aurions pu le sauver ou empêcher ce qu’il lui est arrivé.

Nous repensons à chaque détail lorsqu’il était encore là et pensons que nous aurions pu changer le cours des choses, que nous pouvons le ramener à la vie. Nous nous sentons aussi honteux, angoissé, en détresse… il n’y a que le travail psychique du deuil qui peut faire évoluer ces émotions.

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